“Je viens d’être nommée chef.
Mais je ne veux pas être autoritaire! Ce n’est pas dans ma nature! Je crois que je ne veux pas être chef.”

-
C’est un cri de coeur fréquent. Quelqu’un qui était membre de l’équipe est soudain appelé à la diriger. Le choc peut être réel. “On m’invite à changer de rôle – dois-je aussi changer de personnalité? Si j’accepte de devenir le chef de mes collègues actuels, vont-ils le considérer comme une trahison? Quelles seront mes relations avec mes amis actuels?”
La bonne nouvelle, c’est que, généralement, cela se passe plutôt bien. Après une période d’adaptation mutuelle, la nouvelle chef est acceptée. C’est souvent elle-même qui met le plus de temps à accepter sa nouvelle position.
Voici ce qu’on peut lui dire:
- (Vaincre le syndrome de l’imposteur): Si on vous a nommée, c’est qu’on vous fait confiance. Ceux qui ont pris cette décision sont passés par où vous vous trouvez aujourd’hui.
- Oui, vous avez des choses à apprendre. La meilleure façon de les apprendre, c’est sur le tas. Les formations viendront en soutien, et non l’inverse.
- Oui, vous allez faire des erreurs. Comme tout le monde. Acceptez-le et corrigez-les. Votre équipe sera contente d’avoir un chef humain, qui est prêt à se remettre en question.
- Non, vous ne devez pas tout savoir mieux faire que les autres. Ayez le courage de faire appel aux compétences présentes dans votre équipe. Et ayez le courage de déléguer! Votre équipe vous en remerciera.
- Non, en tant que chef, vous ne devez pas vous sentir supérieure aux membres de votre équipe. Vous ne l’êtes pas. En revanche, votre nouveau rôle et votre responsabilité sont plus larges et plus importants que ceux d’un membre de votre équipe. Vous allez devoir assumer ce rôle, et cette responsabilité.
Et donc
- L’autorité n’est pas la première qualité à apprendre.
Mais
- Vous devrez assumer votre rôle et votre responsabilité de chef. Le chef, c’est celui qui doit faire de son mieux pour que l’équipe puisse fonctionner au mieux, et produire le meilleur résultat. Ce sont deux types d’ingrédients qui contribuent à cette qualité: d’un côté le bon fonctionnement de la “machine”: règles, processus, adéquation des outils de toutes sortes, efficience … et de l’autre côté la bonne gestion des aspects humains. Ce principe est fondamental. Il mérite un développement spécifique, ce que je ferai dans un article dédié.
- Et de l’autre côté, pour revenir au rôle du chef, vous êtes la représentante de l’équipe à l’égard de votre hiérarchie, et souvent à l’égard de ceux que vous êtes appelés à servir.
- Vous assumez donc, jusqu’à un degré non négligeable, la responsabilité de ce que votre équipe a fait ou n’a pas fait.
Et donc
- Vous devez au minimum savoir ce qui se passe dans votre équipe. Vous avez le devoir d’être au courant. Vous ne pourrez pas dire “ah, je ne savais pas.” C’est là que cela peut devenir délicat. Vous pouvez 1) exiger que tous vous rapportent quotidiennement – et vous vous rapprocherez de l’attitude du chef autoritaire, 2) vous pouvez vérifier derrière le dos des gens – et vous risquerez de perdre toute crédibilité et confiance, ou 3) vous pouvez créer une relation de confiance où votre équipe comprend parfaitement votre responsabilité et vous rapporte volontairement. En pratique, un subtil équilibre entre 1) et 3) sera probablement nécessaire.
- Il y a un autre aspect dont il faudra que vous teniez compte: tous les membres actuels ou futurs de votre équipe ne seront pas nécessairement de bonne volonté pour collaborer avec vous dans l’intérêt général de l’équipe. Certains pourraient avoir un agenda différent. Certains pourraient même activement chercher à vous déstabiliser, et à vous faire échouer.
- Cela ne veut pas dire que vous devez apprendre à être agressive, mais cela exige en effet que vous développiez une peau suffisamment épaisse pour que vous puissiez résister à ce type d’assaults. Reconnaître ces dynamiques, anticiper les obstacles, vous appuyer sur des faits plutôt que sur des impressions, garder votre sang-froid et ne pas prendre les attaques personnellement seront vos compétences essentielles pour affirmer votre leadership sans vous laisser déstabiliser
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C’est un cri de coeur fréquent. Quelqu’un qui était membre de l’équipe est soudain appelé à la diriger. Le choc peut être réel. “On m’invite à changer de rôle – dois-je aussi changer de personnalité? Si j’accepte de devenir le chef de mes collègues actuels, vont-ils le considérer comme une trahison? Quelles seront mes relations avec mes amis actuels?”
La bonne nouvelle, c’est que, généralement, cela se passe plutôt bien. Après une période d’adaptation mutuelle, la nouvelle chef est acceptée. C’est souvent elle-même qui met le plus de temps à accepter sa nouvelle position.
Voici ce qu’on peut lui dire:
- (Vaincre le syndrome de l’imposteur): Si on vous a nommée, c’est qu’on vous fait confiance. Ceux qui ont pris cette décision sont passés par où vous vous trouvez aujourd’hui.
- Oui, vous avez des choses à apprendre. La meilleure façon de les apprendre, c’est sur le tas. Les formations viendront en soutien, et non l’inverse.
- Oui, vous allez faire des erreurs. Comme tout le monde. Acceptez-le et corrigez-les. Votre équipe sera contente d’avoir un chef humain, qui est prêt à se remettre en question.
- Non, vous ne devez pas tout savoir mieux faire que les autres. Ayez le courage de faire appel aux compétences présentes dans votre équipe. Et ayez le courage de déléguer! Votre équipe vous en remerciera.
- Non, en tant que chef, vous ne devez pas vous sentir supérieure aux membres de votre équipe. Vous ne l’êtes pas. En revanche, votre nouveau rôle et votre responsabilité sont plus larges et plus importants que ceux d’un membre de votre équipe. Vous allez devoir assumer ce rôle, et cette responsabilité.
Et donc
- L’autorité n’est pas la première qualité à apprendre.
Mais
- Vous devrez assumer votre rôle et votre responsabilité de chef. Le chef, c’est celui qui doit faire de son mieux pour que l’équipe puisse fonctionner au mieux, et produire le meilleur résultat. Ce sont deux types d’ingrédients qui contribuent à cette qualité: d’un côté le bon fonctionnement de la “machine”: règles, processus, adéquation des outils de toutes sortes, efficience … et de l’autre côté la bonne gestion des aspects humains. Ce principe est fondamental. Il mérite un développement spécifique, ce que je ferai dans un article dédié.
- Et de l’autre côté, pour revenir au rôle du chef, vous êtes la représentante de l’équipe à l’égard de votre hiérarchie, et souvent à l’égard de ceux que vous êtes appelés à servir.
- Vous assumez donc, jusqu’à un degré non négligeable, la responsabilité de ce que votre équipe a fait ou n’a pas fait.
Et donc
- Vous devez au minimum savoir ce qui se passe dans votre équipe. Vous avez le devoir d’être au courant. Vous ne pourrez pas dire “ah, je ne savais pas.” C’est là que cela peut devenir délicat. Vous pouvez 1) exiger que tous vous rapportent quotidiennement – et vous vous rapprocherez de l’attitude du chef autoritaire, 2) vous pouvez vérifier derrière le dos des gens – et vous risquerez de perdre toute crédibilité et confiance, ou 3) vous pouvez créer une relation de confiance où votre équipe comprend parfaitement votre responsabilité et vous rapporte volontairement. En pratique, un subtil équilibre entre 1) et 3) sera probablement nécessaire.
- Il y a un autre aspect dont il faudra que vous teniez compte: tous les membres actuels ou futurs de votre équipe ne seront pas nécessairement de bonne volonté pour collaborer avec vous dans l’intérêt général de l’équipe. Certains pourraient avoir un agenda différent. Certains pourraient même activement chercher à vous déstabiliser, et à vous faire échouer.
- Cela ne veut pas dire que vous devez apprendre à être agressive, mais cela exige en effet que vous développiez une peau suffisamment épaisse pour que vous puissiez résister à ce type d’assaults. Reconnaître ces dynamiques, anticiper les obstacles, vous appuyer sur des faits plutôt que sur des impressions, garder votre sang-froid et ne pas prendre les attaques personnellement seront vos compétences essentielles pour affirmer votre leadership sans vous laisser déstabiliser
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C’est un cri de coeur fréquent. Quelqu’un qui était membre de l’équipe est soudain appelé à la diriger. Le choc peut être réel. “On m’invite à changer de rôle – dois-je aussi changer de personnalité? Si j’accepte de devenir le chef de mes collègues actuels, vont-ils le considérer comme une trahison? Quelles seront mes relations avec mes amis actuels?”
La bonne nouvelle, c’est que, généralement, cela se passe plutôt bien. Après une période d’adaptation mutuelle, la nouvelle chef est acceptée. C’est souvent elle-même qui met le plus de temps à accepter sa nouvelle position.
Voici ce qu’on peut lui dire:
- (Vaincre le syndrome de l’imposteur): Si on vous a nommée, c’est qu’on vous fait confiance. Ceux qui ont pris cette décision sont passés par où vous vous trouvez aujourd’hui.
- Oui, vous avez des choses à apprendre. La meilleure façon de les apprendre, c’est sur le tas. Les formations viendront en soutien, et non l’inverse.
- Oui, vous allez faire des erreurs. Comme tout le monde. Acceptez-le et corrigez-les. Votre équipe sera contente d’avoir un chef humain, qui est prêt à se remettre en question.
- Non, vous ne devez pas tout savoir mieux faire que les autres. Ayez le courage de faire appel aux compétences présentes dans votre équipe. Et ayez le courage de déléguer! Votre équipe vous en remerciera.
- Non, en tant que chef, vous ne devez pas vous sentir supérieure aux membres de votre équipe. Vous ne l’êtes pas. En revanche, votre nouveau rôle et votre responsabilité sont plus larges et plus importants que ceux d’un membre de votre équipe. Vous allez devoir assumer ce rôle, et cette responsabilité.
Et donc
- L’autorité n’est pas la première qualité à apprendre.
Mais
- Vous devrez assumer votre rôle et votre responsabilité de chef. Le chef, c’est celui qui doit faire de son mieux pour que l’équipe puisse fonctionner au mieux, et produire le meilleur résultat. Ce sont deux types d’ingrédients qui contribuent à cette qualité: d’un côté le bon fonctionnement de la “machine”: règles, processus, adéquation des outils de toutes sortes, efficience … et de l’autre côté la bonne gestion des aspects humains. Ce principe est fondamental. Il mérite un développement spécifique, ce que je ferai dans un article dédié.
- Et de l’autre côté, pour revenir au rôle du chef, vous êtes la représentante de l’équipe à l’égard de votre hiérarchie, et souvent à l’égard de ceux que vous êtes appelés à servir.
- Vous assumez donc, jusqu’à un degré non négligeable, la responsabilité de ce que votre équipe a fait ou n’a pas fait.
Et donc
- Vous devez au minimum savoir ce qui se passe dans votre équipe. Vous avez le devoir d’être au courant. Vous ne pourrez pas dire “ah, je ne savais pas.” C’est là que cela peut devenir délicat. Vous pouvez 1) exiger que tous vous rapportent quotidiennement – et vous vous rapprocherez de l’attitude du chef autoritaire, 2) vous pouvez vérifier derrière le dos des gens – et vous risquerez de perdre toute crédibilité et confiance, ou 3) vous pouvez créer une relation de confiance où votre équipe comprend parfaitement votre responsabilité et vous rapporte volontairement. En pratique, un subtil équilibre entre 1) et 3) sera probablement nécessaire.
- Il y a un autre aspect dont il faudra que vous teniez compte: tous les membres actuels ou futurs de votre équipe ne seront pas nécessairement de bonne volonté pour collaborer avec vous dans l’intérêt général de l’équipe. Certains pourraient avoir un agenda différent. Certains pourraient même activement chercher à vous déstabiliser, et à vous faire échouer.
- Cela ne veut pas dire que vous devez apprendre à être agressive, mais cela exige en effet que vous développiez une peau suffisamment épaisse pour que vous puissiez résister à ce type d’assaults. Reconnaître ces dynamiques, anticiper les obstacles, vous appuyer sur des faits plutôt que sur des impressions, garder votre sang-froid et ne pas prendre les attaques personnellement seront vos compétences essentielles pour affirmer votre leadership sans vous laisser déstabiliser